Morage




 
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Rumeurs
• La neige qui tombe, doucereuse et froide, couvre les traces des monstres qui au creux de la nuit se cachent. Des disparitions sont signalées, en nombre suffisant pour que la population en entende parler et que l’inquiétude plante ses insidieuses griffes dans le cœur des habitants. Des cadavres sont retrouvés à l’aube, vidés de leur sang, malgré la vigilance de la milice des Veilleurs. Les vieilles légendes vampiriques auraient-elles décidé subitement de se rappeler aux vivants ? En savoir plus ?
• Il paraît que la célèbre et bien connue mercenaire aux cheveux d'albâtre Erha Damfays souffre d'un inconvénient conséquent. En effet, des bruits courent concernant les passagers clandestins qu'Erha transporterait avec elle. Des morpions !
• Les Veilleurs ont rapporté avoir été témoins d'une activité suspecte le long des côtes Moragiennes. Des débris d'un navire porté disparu ont refait surface, et la sombre silhouette d'un grand vaisseau sans pavillon a été aperçue à plusieurs reprises ! Prudence matelots !

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 En quête de matières premières et d'un peu de distractions

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Déowyn Canerain
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Déowyn faisait le point dans la réserve où maintes plantes médicinales séchaient, suspendues à des fils, la tête vers le bas, depuis le plafond. La pièce était sèche, plongées dans l'odeur douce et apaisante des végétaux. Son livre de compte en main, elle griffonnait avec sa mine de plomb le nombre de chaque élément restant. Avec l'hiver, plusieurs maladies avaient pointées le bout de leur nez et ses réserves diminuaient, forcément. Si tout se passait bien, comprenez, s'il n'y avait pas d'épidémie dans la cité, son stock serait largement suffisant. Mais il fallait être prévoyant, d'autant plus que la cité était isolée du reste du monde, si la rumeur d'une maladie venait aux oreilles des marchands navigateurs, ces derniers ne viendraient plus avec leurs précieuses cargaisons. De ce fait, c'est avant tout drame qu'il fallait agir : "mieux vaut prévenir que guérir"disait le proverbe! Sans tomber dans la paranoïa, quelques mesures simples pouvaient être prise, d'autant plus qu'elle était bon marché!

Ses comptes faits et puisqu'elle n'avait pas de patient à voir avant l'après-midi, Déowyn monta s'habiller un peu plus chaudement. Elle portait toujours une simple robe de lin blanc pour dormir, et depuis son lever, elle n'avait pas pris la peine de s'habiller. Elle sortit du bâtiment où s'effectuait toutes les tâches liée à sa profession et marcha vivement dans le corridor qui était ouvert sur le jardin. Il neigeait à pierre fendre comme le disait sa grand-mère, il faisait froid et sec à fois. La fraicheur donna la chair de poule à la jeune femme et fit pointer ses seins de manière forte arrogante au travers du tissu léger et immaculé. Avant de rentrer dans le bâtiment principal, elle prit une coupelle posée sur le muret qui encadrait le jardin, puis elle ramassa la neige la plus pure possible. Cela fait, elle rentra avec sa précieuse récolte et monta dans sa chambre où les dernières braises du foyer dispensait une chaleur douce et confortable.

Sur une table, elle posa sa coupelle et prit une petite fiole pleine d'un liquide translucide. En la débouchant, un parfum délicat s'échappa tout comme le contenu sur la neige. Déowyn mélangea soigneusement, puis elle retira sa chemise de nuit, la laissant tomber sur le sol alors qu'elle ramassait ses cheveux en un chignon rapide et laissant quelques mèches folles s'en enfuirent. Elle prit la neige pour la passer sur tout son corps, soigneusement. Le contact la fit frissonner mais elle savait que cela aurait un excellent impact sur son anatomie. Toute sa peau réagissait à ce soin tonifiant, révélant la fermeté de ses formes. Quand elle eut fini, la guérisseuse se mit devant la cheminée et s'allongea sur le tapis moelleux sur le ventre, la tête dans ses bras croisés. Elle se remémorait ce qu'elle devait prendre sur le marché. Ses jambes battaient la mesure, lui envoyant quelques gouttes. Sèche, la jeune femme alla s'habiller, enfilant une paire de bas en laine, maintenue par un porte jarretelle en cuir fin. Puis elle passa une première chemise en coton blanc, serrée jusqu'aux reins et s'évasant ensuite jusqu'aux chevilles. Elle choisit alors une robe de velours chocolat avec un col dévoilant ses épaules et sa gorge, le tout bordé de borderie écru aux motifs floraux qui se répétaient en bas de la robe ainsi que sur les manches. Elle enfila par-dessus une grosse cape faite d'un drap de laine épais et d'excellente qualité, quoique la couleur fut d'un brun commun. Prête, elle sortit.




Morage la belle, Morage la prospère, Morage de jour?


Déowyn s'emmitoufla dans sa cape, prenant soin de bien couvrir ses épaules et son cou, avant d'enfiler ses gants. La neige rendait la marche plus périlleuse, la jeune femme prit donc son temps pour se rendre sur le marché. Après quelques minutes à travers les rues, saluant courtoisement les gens qu'elle croisait, elle entra dans le marché. Les vendeurs se frottaient les mains pour se les réchauffer, buvaient du vin chaud et tentaient de rester les plus actifs possibles. Les passants ne s'attardaient guère aux étales se dépêchant de prendre ce qui les intéressaient. Bien couverte, la demoiselle put prendre son temps, appréciant chaque moment et observant distraitement tout ce beau monde. Elle s'arrêta devant l'étale d'un herboriste étranger. De toute évidence, ces productions témoignaient qu'ils ne souffraient pas de l'hiver dans sa contrée. Elle se mit alors à parler avec lui de sa contrée, ce qui mit le commerçant de fort bonne humeur, ils échangèrent sur plusieurs vertus de chaque plante exposée, des essences essentielles également. L'homme avait plusieurs produits à offrir mais au final, ils ne les produisaient pas, il ne faisait que les vendre. C'est pourquoi la jeune femme lui proposa de lui vendre plusieurs préparation dont elle n'avait pas spécialement l'usage et qui, semblait-il avait une forte valeur chez lui. Les affaires sont les affaires, et Déowys adorait en faire. Entre le troc et la monnaie sonnante et trébuchante, elle sentira à très bon compte, se faisant même livrée chez elle.

Ses courses faites, elle se donna le droit de flâner un peu. Elle passa notamment devant l'étale d'un homme qui vendait des fourrures en quantité et de très bonne qualité. La demoiselle ne savait pas vraiment si elle pouvait se permettre pareille folie. D'autant plus qu'elle n'était pas noble. Elle se traînait ce complexe depuis bien longtemps, la crainte d'attirer le courroux des nobles en ne restant pas à sa place. Elle caressa la toison d'une fourrure blanche, immaculée.

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Cam S. d'Ombreflot
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Race : Humain
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Le capitaine déambulait tranquillement à travers les ruelles rapprochées, dont le brouhaha constant lui rappelait quelque peu le pont de son propre navire. Il mouillait rarement dans le port même de la cité, préférant éviter tout risque, mais sa couverture parfaitement travaillée le faisait passer pour un marchand d’épices le servait encore de la plus efficace des manières.

Après avoir donné permission à ses hommes, leur ordonnant de rejoindre le navire le soir suivant, il s’était enfoncé dans la cité, jusqu’à atteindre la place du marché. La neige tombait joyeusement et donnait à la place des allures de cirque miniatures aux adorables décorations. Bien évidemment, Cam connaissait assez la cité pour savoir que le vice ne se cachait jamais bien loin de l’apparat, et sa recherche ne tarda pas à le guider à travers les étals, vers les coins plus discrets et moins fréquentés par la foule de Moragiens venus profiter des joies du marché.

Il n’avait pas d’idée précise quant à ce qu’il pourrait trouver d’intéressant ce jour, plus motivé par l’écoute des dernières nouvelles de la ville que par l’appât d’un gain potentiel.

C’est alors qu’il l’a remarqua. La main délicatement posée sur les marchandises d’un marchand de fourrure, elle semblait à la fois rêveuse et indécise. Délicieuse, songea le pirate en s’approchant tranquillement de la jeune femme qu’il venait de repérer. Sans plus de cérémonie, il se pencha vers elle, ne sachant si elle avait perçu sa présence ou si la surprise serait totale, et murmura d’une voix au timbre suave bien que légèrement éraillé :

« Belle journée n’est-ce pas. Souhaiteriez-vous acquérir cette fourrure ? Son éclat est admirable et irait parfaitement avec votre teint, je puis vous l’assurer. » Gratifiant ses propos d'un sourire engageant, il recula quelque peu pour ne pas donner l'impression de s'imposer, et attendit la réponse en s'adossant nonchalamment à la colonne en bois de l'étal.

Bien entendu, ces quelques mots n’étaient offerts que pour conserver l’attention de la demoiselle sur la marchandise en question.

Il n’avait pas de mauvaise intention, du moins pas réellement, et n’avait pas prévu de plan particulier concernant la femme qu’il venait d’aborder. Non, sa motivation ne tenait que dans l’envie d’une distraction. Il avait beaucoup de temps à tuer avant de reprendre ses recherches, et quel plus agréable manière de passer le temps qu'en échangeant avec une charmante créature ?


Parfois, tu sais... parfois, j'ai peur de moi.

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Déowyn Canerain
Messages : 20
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Race : humaine
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Déowyn appréciait la vue des poils qui glissaient sous ses doigts gantées. Elle ne se rendit pas compte que ses lèvres se pinçait tellement elle avait de prendre la fourrure et d'apprécier son toucher. Mais la femme se retenait, sachant que si elle faisait cela, elle allait tout bonnement en prendre une. En avait-elle les moyens après les courses qu'elle avait faite pour son activité professionnelle? Était-ce bien raisonnable? Les yeux mi-clos, rêveuse, la respiration lente, posée, elle s'imaginait nue sur un tapis fait de peau de bête, toucher à chaque mouvement par la soie de la toison animale. Doucement, elle sentit son corps se réchauffer par ses pensées suaves que nul ne pouvait soupçonner. C'est alors qu'une voix masculine vînt dans ses songes éveillés et se posa en parfaite harmonie avec ses imageries, lui caressant l'esprit fort échaudé :

« Belle journée n’est-ce pas. Souhaiteriez-vous acquérir cette fourrure ? Son éclat est admirable et irait parfaitement avec votre teint, je puis vous l’assurer. »

Déowyn avala sa salive presque difficilement, sa respiration reprit de manière plus rapide, suivant les battements de son cœur. La jeune femme se raclât discrètement la gorge et se retourna délicatement, regardant en penchant la tête vers son épaule. Sa capuche se plissa et laissa apparaître son visage clair où ses yeux bruns brillaient comme deux perles noires. Leur expression n'était pas agressive, juste indécise. Elle sourit poliment, un peu gênée et légèrement rougissante, avant de répondre de sa voie douce et posée à l'étranger qui se tenait adossé à l'une des colonne de l'étal :

« Bonjour, en effet, bien que froide, ceci est une bonne journée. Si bien que les fourrures sont bien plus attirantes qu'en été. Cependant... »

La main de la jeune femme quitta la fourrure immaculée et retourna sous le manteau de drap. On pouvait sentir que le geste lui avait coûter une bonne dose de volonté et qu'il était fait à contre-cœur. Mais le devoir prenait le pas sur toutes considération liée au plaisir.

« Je ne puis me permettre pareil achat tout de suite. Ce ne serait guère prudent. »

Elle haussa les épaules avec un petit air désinvolte, comme si elle disait "une autre occasion se présentera bien un autre jour". Et pour cause, le marché était présent régulièrement et les marchandises ne semblaient jamais vouloir tarir. Une de perdue... dix de retrouvées? La femme se permit de survoler, sans que cela ne paraisse impoli son interlocuteur. Il était habillé comme l'un des marchands, sans doute en était-il un également. Il semblait avoir son âge un peu près, d'apparence soigné. Ses cheveux étaient pâles et lui tombaient au dessus des épaules, encadrant un visage halé où perçaient des yeux bleu pervenche. Elle s'avança en tendant sa main pour serrer celle de son interlocuteur :

« Je me nomme Déowyn Canerain, je suis guérisseuse dans cette cité. Et vous monsieur? »

La jeune femme écouta la réponse de son interlocuteur et se permit de lui dire :

« Passons un petit moment ensemble si vous voulez, vous devez venir de loin... Parlez-moi un peu de vos voyages, enfin... si vous le souhaitez. J'adore écouter les récits des étrangers, ils sont toujours pleins d'anecdotes fantastiques sur ce monde. Je n'ai pas eu l'occasion de quitter cette cité, ma tâche est plutôt prenante. Voulez-vous continuer à marcher ou vous installer au chaud dans une auberge? »

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Cam S. d'Ombreflot
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Race : Humain
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La bourse de Cam avait beau être pleine, il ne la mettait pas pour autant en évidence, bien conscient du fait que la cité du nord recelait plus que sa part de voleurs à la tire et autres malandrins.

Sous l’ample chemise qu’il portait, elle-même couverte d’une tunique de cuir élimé qui le protégeait parfaitement du vent mordant et de l’humidité de la neige, un petit sac frottait contre sa peau.

Là se trouvaient ses économies, qu’il se sentait bien prêt d’écorner pour le simple plaisir d’aviver encore cette délicieuse lueur rosée sur les joues de son interlocutrice. On en mangerait, songea-t-il encore, avant de rétorquer du même ton affable après lui avoir rendu sa poignée de main:

Appelez-moi Gabe, c’est ce nom qui me va le mieux. En ce qui concerne votre proposition, je connais en effet une auberge non loin d’ici, dans laquelle nous pourrons sans peine nous réchauffer. Peut-être alors vous ferais-je part de ces récits qui semblent vous intéresser, mais avant, lui avait-il répondu avant de s’interrompre, glissant deux doigts sous l’épais vêtement.

Il en ressortit six écus qu’il envoya au marchand incrédule tout en lui désignant la fourrure blanche «  Emballez là proprement je vous prie, nous la prenons, et je la veux protégée de toute trace ou toute tache durant son transport. Merci mon brave. »

Il reporta ensuite son attention sur Déowyn, qu’il gratifia d’un petit hochement de tête, comme pour lui signifier de ne pas prêter attention à ce qu’il venait de faire. Il réceptionna la fourrure emballée comme demandé, et se mit lentement en marche, invitant la jeune femme à le suivre d’un sourire assuré :

«  Je connais en effet une auberge non loin d’ici. Nous pourrons nous y réchauffer et faire plus ample connaissance, si cette idée vous sied. J’ai souvent entendu parler de l’art des guérisseurs, et j’avoue qu’en côtoyer une m’intéresse au plus haut point. Vos méthodes sont-elles secrètes ? Ou pouvez-vous parler de vos savoirs sans contrainte ? »

La fourrure toujours sous le bras, il s’engagea à une allée latérale qu’il remonté jusqu’à arriver devant l’établissement des Trois Corbeaux. Il connaissait bien son propriétaire, Altan, qu’il avait déjà rencontré à plusieurs reprises, bien que sous un autre nom.

Cam savait pertinemment que sa véritable identité ne serait pas dévoilée, aussi franchit-il les portes avec confiance après les avoir ouvertes pour sa compagne de route. Avec un léger clin d’œil, il invita cette dernière à prendre place à une table discrète et éloignée en fond de salle, à laquelle il savait pouvoir discuter tranquillement.


Parfois, tu sais... parfois, j'ai peur de moi.

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Déowyn Canerain
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Appelez-moi Gabe, c’est ce nom qui me va le mieux. En ce qui concerne votre proposition, je connais en effet une auberge non loin d’ici, dans laquelle nous pourrons sans peine nous réchauffer. Peut-être alors vous ferais-je part de ces récits qui semblent vous intéresser, mais avant,

L'homme s'interrompit en fouillant dans ses vêtements. Peut-être vérifiait-il qu'il n'avait pas oublié quelque chose. La jeune femme se tînt tranquille regardant alors vers le bas de sa robe. Celle-ci commençait à être franchement humide. Elle secoua élégamment le tissu pour enlever la neige et entendit alors, le nez vers ses pieds :

Emballez là proprement je vous prie, nous la prenons, et je la veux protégée de toute trace ou toute tache durant son transport. Merci mon brave.

Elle se figea et se redressa, presque mal à l'aise. "nous la prenons?" Qui ça "nous"? Elle fit en sorte de se donner une contenance et lorsqu'elle fit le petit hochement de tête de Gabe, elle se détendit. Tout allait bien! Elle avait pris ses rêves pour des réalités. Il l'avait pris pour quelqu'un d'autre. Elle le suivit, l'air visiblement rassuré! Passez pour une grue n'était pas du tout dans ses habitudes, cela nuirait à sa réputation du reste! Elle qu'on disait raisonnable et honorable, si elle se faisait payer une fourrure par un inconnue, elle passerait pour une femme de mœurs légères.

Je connais en effet une auberge non loin d’ici. Nous pourrons nous y réchauffer et faire plus ample connaissance, si cette idée vous sied. J’ai souvent entendu parler de l’art des guérisseurs, et j’avoue qu’en côtoyer une m’intéresse au plus haut point. Vos méthodes sont-elles secrètes ? Ou pouvez-vous parler de vos savoirs sans contrainte ?

Marchant à la hauteur de son interlocuteur, la jeune femme ne le voyait pas à cause de sa capuche. Elle ne sentait que la chaleur qui émanait de leur proximité et s'en servait pour le suivre. Elle répondit de bonne grâce à ces interrogations :

Toutes mes méthodes ne le sont pas, la plupart en réalité. L'art de guérir est un savoir ouvert à tous, par contre, il nécessite un sens des responsabilités certain. Nous devons parfois prendre des décisions difficiles, la mère ou l'enfant lors d'un accouchement par exemple, couper ou non une jambe d'un homme qui nous hurle de ne pas le faire alors qu'il est gagné par la gangrène. L'enseignement est donc long car nos mentors vérifient que nous aurons le courage et la sagesse de bien prodiguer nos soins. Si une personne va contre l'intérêt du patient, par curiosité malsaine notamment, il est mit de côté et bannis. Je peux donc parler de plusieurs pratiques mais en taire d'autres. Pour préserver le profanes d'un mauvaise usage trop approximatif, l'auto-médication dangereuse qui ne correspondrait pas au bon diagnostique, et non le maintenir dans une ignorance avilissante. Cela me fait plaisir de parler de mon art, il faut dire qu'on se le transmet dans ma famille de génération en génération.

La jeune femme ne vit pas le paysage passé mais reconnu l'enseigne des Trois Corbeaux. Gabe lui ouvrit la porte et elle le remercia d'un sourire et d'un hochement de tête reconnaissant. Il allèrent vers l'une des tables placée dans le fond de la salle. À la hauteur de celle-ci, Déowyn défit sa cape dégageant ainsi ses épaules dénudée, posant le manteau sur le dossier de l'une des chaises. En retirant lentement et délicatement ses gants, commençant par tirer sur le bout de chaque doigt avant de tirer pour enlever complètement l'accessoire. Elle prit ensuite une chaise pour s'assoir et s'excusant du regard comme pour dire "veuillez m'excuser de tout ce temps passer à me dévêtir". Elle se frotta un peu les mains, à la fois pour y faire revenir le sang et aussi, par enthousiasme. La demoiselle ne pouvait s'empêcher de passer à côté de récits d'étranger. Elle n'avait pu voyager que par ce biais jusqu'à présent qu'il s'agisse de livres ou de paroles.

Le monsieur qui tenait l'auberge vint vers eux et leur demanda ce qu'ils souhaitaient prendre. La jeune femme réfléchit un peu et finir par demander un thé, après tout, il était encore le matin et l'on n'était pas spécialement proche du déjeuner. Quand chacun eut fini sa commande et que l'homme s'en était allé à leur préparation, Déowyn se permit de demander :

En quoi l'art de guérir vous attire-t-il? En auriez-vous un besoin particulier? Vous semblez mener une vie an grand air, si je me fis à votre peau ou à vos cheveux.

Sa curiosité étant ce qu'elle est, la jeune femme ne put s'empêcher de scruter plus avant Gabe, les questions fusaient dans cette jolie caboche et forcément, elle cherchait les réponses. Tout ceci n'était qu'un délicieux jeu pour son intellect affamé de nouveautés. Un marchand itinérant? Un marin? Euh non... pas un marin, il ne pouvait se permettre de prendre une fourrure comme celle qu'il s'était prise en n'étant que simple marin, capitaine sans doute? Comment poser la question sans que cela fasse trop intrusif. Déjà la femme s'était accoudée sur la table, les mains à plat sur les joues. Tentant de ne pas se laisser submerger par son envie dévorante de savoir qui pouvait bien être Gabe! Il finirait bien par dire quelque chose sur quoi elle pourrait rebondir habilement. Qui vivra, verra!


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