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Rumeurs
• La neige qui tombe, doucereuse et froide, couvre les traces des monstres qui au creux de la nuit se cachent. Des disparitions sont signalées, en nombre suffisant pour que la population en entende parler et que l’inquiétude plante ses insidieuses griffes dans le cœur des habitants. Des cadavres sont retrouvés à l’aube, vidés de leur sang, malgré la vigilance de la milice des Veilleurs. Les vieilles légendes vampiriques auraient-elles décidé subitement de se rappeler aux vivants ? En savoir plus ?
• Il paraît que la célèbre et bien connue mercenaire aux cheveux d'albâtre Erha Damfays souffre d'un inconvénient conséquent. En effet, des bruits courent concernant les passagers clandestins qu'Erha transporterait avec elle. Des morpions !
• Les Veilleurs ont rapporté avoir été témoins d'une activité suspecte le long des côtes Moragiennes. Des débris d'un navire porté disparu ont refait surface, et la sombre silhouette d'un grand vaisseau sans pavillon a été aperçue à plusieurs reprises ! Prudence matelots !

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 Liantë, la Main noire [Terminee]

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Liantë
Messages : 22
Points : 4025
Race : Vampire
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Liantë, l’Araignée




Fiche d'identité
• Âge : Inconnu, même de lui, en tout cas il est vieux.
• Race : Humain, transformé en vampire.
• Sexe : Homme
• Orientation sexuelle : Hétérosexuel
• Groupe: Noblesse
• Profession : Conseiller et homme de confiance de Sigismund Ragevive
• Statut: Célibataire, mais nombreuses maîtresses.
• Maîtrise de la magie : Maître dans la magie du froid, même s’il se garde bien de le dire à qui que ce soit.
• Maîtrise du combat : A beaucoup de talent du fait de sa constitution vampirique, mais n’a aucun penchant pour la violence.
• Armes de prédilection : Aucune.
• Lieu de vie: La cité de Morage, Quartier nord, demeure de son seigneur.


Caractère

La main noire du seigneur des humains de Morage est véritablement l’ombre de son maître. Il lui est en tout point fidèle, le suit même lorsque ce dernier veut être tranquille. Cependant, il est bien plus secret et discret que ce dernier. C’est autant les nécessités de sa profession que ses véritables inclinations qui le poussèrent dans cette voie. Personne ne peut vraiment prétendre le connaître. Il est de ces gens qui ne vivent qu’à travers ce qu’ils font, et non ce qu’ils sont. Son nom signifie l’Araignée, dans la langue ancienne. C’est ainsi qu’il se présente, et ainsi qu’on aime à l’appeler. Il n’est rien d’autre, aux yeux des autres du moins.

Car la réalité a donné à Liantë un pouvoir bien particulier. Depuis un temps dont lui-même ne se souvient plus, il foule le sol de ce continent sans jamais connaître la mort, même lorsque plusieurs vies humaines se sont déjà écoulées sous ses yeux. Cet homme dont personne ne se soucie réellement est en effet un vampire. Il n’est pas de ceux qui laissent le sang couler sur les pavés de la rue après son passage. Liantë est plus raffiné que cela, et ne s’abreuve qu’auprès des prostituées locales qu’il paye grassement pour qu’elles conservent le silence. C’est pour cette raison, également, qu’il préfère vivre de nuit que de jour. Il vous dira que c’est là les rudiments de son métier, qu’il a une maladie de peau qui l’empêche d’aller au soleil, et tout le monde le croît. Qui irait soupçonner que l’un des hommes les plus proches de Ragevive, le plus honorable homme de la grande Morage, soit une de ces créatures qui hantent les cauchemars des enfants ?

Cela fait partie du personnage que de tout cacher sur sa personne. Quiconque lui parle un peu dirait que sa dévotion envers Sigismund est telle qu’il ne perçoit le monde qu’à travers ses yeux. Et personne n’est encore en mesure d’affirmer le contraire, de prouver qu’en réalité Liantë a bien d’autre passions que son simple suzerain. Il a longtemps étudié la magie, en réalité, même si maintenant il se refuse de la pratiquer pour ne pas se trahir. Il est également un lecteur cultivé, et un grand amateur de combats. Si sa condition ne lui permet pas d’aller voir les duels de baronnets en plein soleil estival, il se rapatrie donc sur les petites bagarres nocturnes des bas-fonds de la ville, qu’il trouve d’ailleurs plus attirantes que les joutes évoquées plus tôt.

Mais ne vous fourvoyez pas, Liantë aime parler, là n’est pas la question, ce qu’il évite par-dessus tout c’est de parler de lui. Alors vous pouvez tout à fait l’aborder pour une conversation, n’espérez juste pas qu’il vous révèle autre chose que son surnom. Car sa plus grande peur, celle qui régit sa vie et qui est le seul souvenir qui reste vif dans sa mémoire pluri-centenaire, c’est la peur de mourir. Il sait qu’il ne vieillira pas, qu’il ne pourra pas mourir paisiblement, dans son lit, comme tous les hommes. Il sait qu’il devra périr de la main d’un autre, et cette idée le terrifie. Voilà pourquoi il est devenu le chien de Ragevive. Voilà pourquoi il est prêt à tout pour survivre.

Physionomie

Le vampire n’est pas spécialement beau, ni grand. Son visage est peu souriant, orné d’une barbe qu’il n’entretient pas, des yeux fatigués qui vous affiche l’ennui profond d’une vie déjà trop longue, surmontés de deux sourcils broussailleux et bruns comme de l’herbe brulée. Certains trouvent dans cette maturité un certain charme, mais la plupart des petits seigneurs de la cour y voient surtout un sujet de messes-basses intéressant. Pour ne rien arranger, Liantë affectionne les vêtements pratiques, mais austères donc. Une tunique sombre, un veston souple et un grand manteau de cuir bouilli lorsqu’il est à la cour, ce qui lui permet d’être vite apprêté pour servir son seigneur.

Néanmoins, le fait que le conseiller n’ait nullement besoin de dormir lui permet d’avoir une vie nocturne tout à fait différente. Paré d’une grande cape sombre, il parfaire son anonymat avec quelques écus bien donnés. Ainsi, il lui est possible de parcourir sans crainte les bas-fonds de la cité. Bien sûr, il s’est fait attaquer bien des fois, mais alors sa condition est un atout précieux, et il trouve alors refuge sur les toits où il peut évoluer à sa guise.

La principale caractéristique qui définit le conseiller du seigneur est sa discrétion. Celle-ci va au-delà du simple déplacement silencieux. Mais, par ses paroles, ses gestes, Liantë disparaît, tout bonnement, on ne fait tellement plus attention à lui qu’il s’évanouit du paysage. Ce n’est pas du tout un don magique, mais simplement un des nombreux atouts cachés de ce maître espion.


Histoire

Nulle ne peut prétendre savoir avec certitude d’où viens Liantë, main noire du seigneur Ragevive. S’il vous fait assez confiance pour en parler – et croyez-moi, ce sera un travail de longue haleine – il vous mentira et désignera un lieu au hasard de ce qui lui traverse l’esprit. Le fait est que même le vampire n’a plus aucune idée d’où il est né. Sa mémoire est si ancienne, qu’il a décidé d’effacer sa vie humaine de sa mémoire. Il n’y a d’ailleurs rien fait qui justifierait qu’il s’en souvienne. Sa transformation aussi est une grande énigme. De toute évidence, il s’était arrangé les bienfaits d’une quelconque femme qui se révélait être une reine de la nuit. Elle a dû avoir pitié de cet homme et lui donner la bénédiction des ténèbres. Depuis ce temps, Liantë n’a plus marché que la nuit.

Mais, il y a environ vingt ans, ses pas l’ont conduit entre les murs de Morage. Arrivait-il du sud ? Du Royaume de la Brèche ? Du nord peut-être ? Vu la peur qu’il lui inspire ce serait peu probable. Mais le fait est qu’il était là, maintenant, encapuchonné par crainte du soleil. Il s’était tout de suite réfugié dans les bas-fonds, c’était le meilleur endroit pour un homme comme lui. Il ne comptait pas s’établir ici, de mémoire, mais simplement y passer un peu de temps. Il se souvient qu’on lui avait donné un large coup d’épée en travers du ventre. Sûrement un paysan, ou un Veilleur, qui avait découvert sa véritable nature. En tout cas, le pauvre bougre a été tué séance tenante, mais Liantë avait maintenant une profonde blessure à guérir. Le sang des putains et des raclures de Morage ferait l’affaire.

Lors d’une de ses pérégrinations nocturnes, il fit le premier pas vers sa profession actuelle, il espionna une conversation entre deux hommes à l’allure inquiétante. L’un était l’employeur de l’autre, mais se fondait parfaitement dans le paysage sordide des ruelles boueuses. Liantë était attentif, par simple curiosité au début, et parce que le propos tenu était bien alléchant, ensuite. Cet homme était un proche du seigneur du quartier nord, d’après ce que l’on pouvait supposer, et son projet était de prendre sa place, mais pour ça il fallait le tuer.

Liantë sauta sur cette occasion de gagner quelques écus facilement. Il glissa silencieusement dans le dos de l’assassin qui accompagnait le petit nobliau. La surprise de ce dernier le fit dégainer sa dague, que le vampire repoussa d’un geste de la main. Il s’inclina devant l’inconnu et regarda l’assassin désarmé avec un sourire désarment, de sorte qu’il lui pardonne son mouvement d’humeur.

- Monseigneur, j’ai, malgré moi, entendu votre conversation avec ce charmant monsieur, et j’aimerai l’accompagner dans son entreprise. J’ai suffisamment de rancune contre ce cher Sigismund pour saisir l’occasion de le tuer de mes mains.

- Et qu’est-ce qui me prouve qu’un seul assassin ne me suffirait pas ?

- La dague de votre assassin n’est pas dans sa main, voilà pourquoi. Rétorqua-t-il, tout en lançant un nouveau regard vers son acolyte.

- Bon… Soupira l’employeur. Je partagerai la somme en deux lorsque le travail sera fait. Toi, la Musaraigne, arrête de faire cette tête de constipé, tu n’aurais pas réussi tout seul – Je m’en rends compte maintenant - de toute façon. Je suis sûr que toi aussi tu préfères partager la somme que mourir de la main de Sigismund.

Liantë était satisfait, la Musaraigne, beaucoup moins, mais ils partirent tous les deux vers la demeure du seigneur des humains. Le vampire ne connaissait pas le coin, il lui fallut donc faire confiance à son complice, à contrecœur. Celui-ci n’était pas bien bavard, tant mieux, l’assassin en herbe détestait parler.

Ils arrivèrent finalement au lieu de leur méfait, non sans joie. Manifestement, la Musaraigne avait déjà un plan d’action qu’il mourrait d’envie de partager avec son compagnon d’un soir. Il était bien trop impatient pour être un bon assassin, manifestement. Ils se mirent tous les deux à l’écart du bâtiment, derrière l’écurie, et il sortit un plan de sa tunique. Les appartements de Sigismund Viverage y étaient fort bien représentés, ainsi que la ronde des différents gardes. Le chemin pour l’atteindre semblait tout tracé, mais il restait le problème de son garde du corps, posté en permanence devant la porte. Mais Liantë avait sa petite idée de comment s’en débarrasser.  L’affaire était conclue, ils pouvaient maintenant lancer leur sordide opération.

Parvenus, finalement, devant le fameux guerrier, le vampire ne lui laissa même pas le temps de sortir son arme, il se rua vers lui et planta ses crocs satinés dans sa gorge pâle pour extraire tout le sang que contenait son pauvre corps. Il laissa l’homme tomber, mort, et essuya sa mâchoire ensanglantée avec un morceau de tissu sorti de sa veste. Son acolyte était à la fois surpris et ravi d’avoir un seigneur de la nuit à ses côtés.

Tous deux pénétrèrent dans la chambre tamisée d’une faible lumière. Seulement celle-ci était suffisamment vive pour faire scintiller la lame de l’immense épée que pointait lord Viverage sur l’assassin prénommé la Musaraigne, qui avait passé la porte en premier. Cette épée, cet éclat aveuglant, ce danger imminent, il n’en fallait pas plus à Liantë pour sortir sa dague et la planter un grand coup dans le crâne du pauvre assassin incrédule. Il n’était pas destiné à survivre à cette soirée, de toute manière, le vampire n’allait pas le laisser en possession d’un tel secret sur sa personne. Le corps du jeune homme tomba à terre, sous le regard muet du seigneur du quartier nord. L’esprit vivace du vagabond travailla à une excuse pour ne pas perdre sa tête, lui aussi.

- Pardonnez-moi, messire, de vous infliger un tel spectacle. Je me prénomme Liantë, chasseur de vampire de passage dans cette ville. J’ai appris que cet homme en était un, et j’ai décidé de le suivre jusqu’à ce qu’il projette de vous assassiner sous mes yeux. J’ai donc pris le risque d’être découvert, mais vous êtes en vie, c’est le principal.

- Sur mon honneur, cette horreur aurait perdu bien des membres avant de me tuer ! S’exclama le seigneur en posant sa lame sur son lit.

- Je n’en doute pas, renchérit le vampire incognito, mais vous y aurez sûrement laissé votre peau. Les vampires sont dangereux, messire, ne les sous-estimer pas.

- Hmm… Tu m’as sauvé la vie, et pour ça tu as ma reconnaissance. Repose-toi dans mon château autant de temps que tu le souhaites, lorsque tu voudras repartir dis-le moi, je te donnerai de l’or et un cheval. Aller, va dormir, toi comme moi avons eu une longue nuit.

Ainsi s’acheva cette singulière conversation, et Liantë avait gagné un lit pour la nuit. Mais il voulait obtenir plus. Cet homme qui, disait-on, était promis à une prodigieuse vie, serait à même de le protéger de toutes les menaces qui pesaient sur la vie d’un vampire comme lui. Qui était mieux placé que lui, d’ailleurs ? Liantë avait trouvé son objectif : se mettre au service de Sigismund, afin de gagner confort et protection. Bien sûr, sa prudence lui dicta tout d'abord d'assassiner le noble qui complotait contre le jeune seigneur, ce qu'il fit non sans satisfaction.

Pendant des années, à force de conseils avisés de la part d’un homme pluri-centenaire, de services rendus à la famille Ragevive et au seigneur lui-même, le vampire obtint ce qu’il voulait alors. Homme de l’ombre, il était devenu le conseiller de Sigismund. Ce dernier le considérait moins comme un ami que comme un mentor, quelqu’un qu’il était bon d’écouter, car sa sagesse n’avait d’égale que sa loyauté. Derrière cette façade honorable, cependant, la main noire possédait tout un réseau d’espion dans toutes la ville, et même au-delà, qui travaillaient activement à l’informer de tout ce qui pouvait menacer la souveraineté de son seigneur. Il ne reculait devant aucune méthode pour préserver la puissance de Sigismund, et eu, plus d’une fois, recourt au service d’un assassin comme celui qu’il avait trahi quelques années auparavant.

Ainsi, deux décennies se sont écoulées, et Liantë est devenu une araignée à la toile immense, qui joue de ses fils dans un unique but, survivre.


Entre vous et nous


• Pseudo : Trataloup
• Âge : 18
• Comment avez-vous découvert le forum ? : L’annuaire de Forumactif
• Quelque chose à ajouter ? : Mon premier forum de Dark Fantasy, pardonnez donc mes premiers pas hasardeux. ^^



“En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal. ” - Machiavel

Voir le profil de l'utilisateur http://morage.forumactif.org

Murmure
Messages : 287
Points : 6136
Race : Archiliche
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Fiche purement géniale ! :D J'ai adoré la lire. Le personnage est vivant, crédible, et l'ambiance du forum est parfaitement respectée. Je te souhaite de t'amuser parmi nous, je reste à ta disposition si tu as des questions. ♥


Validation
La cité de Morage t'ouvre officiellement ses portes. Tu peux dès à présent choisir une habitation et trouver un partenaire de jeu ou bien encore ouvrir les chroniques de ton personnage. Bon jeu parmi nous ! ♥




Il est parfois difficile de distinguer l'homme de la légende qui l'entoure.

 
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