Morage




 
Vie du forum


Event en cours

Rumeurs
• La neige qui tombe, doucereuse et froide, couvre les traces des monstres qui au creux de la nuit se cachent. Des disparitions sont signalées, en nombre suffisant pour que la population en entende parler et que l’inquiétude plante ses insidieuses griffes dans le cœur des habitants. Des cadavres sont retrouvés à l’aube, vidés de leur sang, malgré la vigilance de la milice des Veilleurs. Les vieilles légendes vampiriques auraient-elles décidé subitement de se rappeler aux vivants ? En savoir plus ?
• Il paraît que la célèbre et bien connue mercenaire aux cheveux d'albâtre Erha Damfays souffre d'un inconvénient conséquent. En effet, des bruits courent concernant les passagers clandestins qu'Erha transporterait avec elle. Des morpions !
• Les Veilleurs ont rapporté avoir été témoins d'une activité suspecte le long des côtes Moragiennes. Des débris d'un navire porté disparu ont refait surface, et la sombre silhouette d'un grand vaisseau sans pavillon a été aperçue à plusieurs reprises ! Prudence matelots !

Partagez | 
 

 Rainy Day

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Voir le profil de l'utilisateur

Minuit
Messages : 7
Points : 6130
Race : Haute-Elfe
avatar

Minuit "Delly" Sin'




Fiche d'identité
• Âge : 26 ans d'apparence, approche les 100 en réalité
• Race : Haute-elfe ; elle a renié ses origines comme ses semblables.
• Sexe : Féminin
• Orientation sexuelle : Qui ne craint pas les crocs de la panthère ne mérite pas son intérêt
• Groupe (Indépendant, esclaves, plèbe, noblesse, milice) : Plèbe
• Profession : Mage renégate
• Statut (veuf, célibataire, marié, etc) : Veuve
• Maîtrise de la magie : Instable
• Maîtrise du combat : Aucune, à part sous forme féline
• Armes de prédilection : Griffes et crocs
• Lieu de vie : Cité de Morage après avoir été bannie du royaume


Caractère
Taciturne, Delly se complais dans sa solitude durement acquise. Elle n'aime pas aller vers les autres lorsque son intérêt personnel n'est pas en jeu, et ses sourires n'apparaissent jamais sans arrière-pensées. Brisée, elle peine à se reconstruire et se drape bien souvent dans une inaccessibilité de façade pour s'éviter toute atteinte fâcheuse. Elle se sait prompte à l'emportement, ce qui a chez elle de lourdes conséquences puisqu'elle ne peut s'empêcher de prendre sa forme animale pour répondre à toute agression. Agressive, elle l'est très certainement, et souvent sur la défensive également, prête à punir de ses crocs affûtés quiconque oserait se dresser contre elle. Son nom, trop souvent entaché d'affreux souvenirs, lui rappelle cette époque qu'elle tente d'oublier. Depuis son bannissement, elle se fait connaître sous le nom de Minuit.


Physionomie
Petite de taille, grande d’esprit, avait coutume de dire ma mère lorsqu’il m’arrivait de déplorer cette silhouette gracile dont la nature m’avait dotée. Tu t’étofferas en grandissant, me promettait-elle chaque fois, accompagnant ses paroles rassurantes d’un sourire irradiant l’amour et la confiance. Je grandis, et nulle forme aguicheuse ne vint appeler autour de moi cette aura de dangereuse séduction que possèdent certaines femmes. Comme je les enviais, ces autres au corps parfait, à la grâce naturelle et au talent, inné semblait-il, lorsqu’il s’agissait d’éblouir et de réduire chaque mâle au rang de marionnette consentante. Je n’ai jamais possédé ce pouvoir sur les hommes, bien que certains m’aient assuré que mon regard les fascinait autant qu’il les effrayait. Mes prunelles d’un gris presque translucide reflètent mes émotions aussi sûrement que les nuages annoncent l’orage à venir. Mon teint trop blanc me donne presque l’air maladif et mes cheveux de jais accentuent encore, j’en suis sûre, ce contraste peu flatteur. Peu importe, me direz-vous, car la beauté n’importe qu’à ceux qui la recherchent, ce qui n’est pas mon cas.

Histoire
Minuit.
La face, blême et tournée vers le ciel dans une dernière pathétique tentative pour appeler le divin à l’aide montrait des prunelles élargies semblables à deux petites lunes parsemées de veines éclatées. Les lèvres, bouffies et rosées par la mousse sanglante qui s’en était échappé pendaient, molles, tandis que les traits du visage autrefois séduisant et d’abord figés sous le coup d’une terreur absolue s’étaient ensuite affaissés, donnant au macchabée une expression presque surprise. Le corps tout entier, disloqué, présentait une vision des plus étranges, les humeurs de ses chairs gonflées et pourrissantes rongeant l’étoffe fine qui les couvrait en laissant apparaître çà et là une chair violacée, malmenée par les intempéries et les charognards. La cause du décès était évidente. Une large ouverture béait au niveau de la gorge du malheureux, comme une parodie de sourire déplacé, par laquelle le sang s’était lentement écoulé en imbibant les vêtements et l’herbe en dessous du corps.

Pourquoi, se demandait la gracile silhouette recroquevillée à quelques pas de la vision tragique. Pourquoi, murmura-t-elle d’une voix brisée entre deux sanglots, pauvre petit être bien trop souvent confronté à l’absurdité des choses. C’était son père qu’elle contemplait ainsi, du haut de ses 9 ans, les joues striées de larmes et de boue.

Minuit.
La cour. Ses mensonges. Ses mirages. Ses miracles. Je me souviens surtout du bouquet incessant d’émotions contradictoires qui en moi s’agitaient alors que je déambulai parmi ces autres qui ne me comprenaient pas, moi, la jeune inconnue de tous et très tôt hissée au rang d’une des femmes les plus en vues. Je n’avais rien demandé, et l’on m’avait assuré que mon talent seul m’avait projetée à ce rang envié de première magicienne du roi. Je l’ignorai, mais je devais bientôt devenir la seule. Penchée sur ce journal, je me souviens de ces jours où mon avenir semblait dénué du moindre nuage. Empli de joies et de promesses de gloire.

Minuit.
J’avais tout lorsqu’ils n’étaient rien, rien que des pantins fragiles entre mes mains habiles. Du haut de ma tour, je les entends médire. Tous autant qu’ils sont, ils me jugent parce qu’ils me craignent. Mon pouvoir les dépasse, et ma position même retire toute crédibilité à leurs assertions. Qu’ils bavent, sous mes fenêtres,  et qu’ils crachent tant qu’ils le peuvent ce venin qui ne m’atteint pas. Je suis bien au-delà des misérables jeux de pouvoir d’une cour qui m’a reniée avant même de me voir apparaître. Au-delà de leurs rêves étriqués et de leur étroitesse d’esprit, je le sais, je le sens, notre horizon à tous s’assombrit.

Minuit.
Mon sujet d’étude, une robuste panthère noire capturée pour l’occasion, se démenait dans sa cage, montrant les crocs en feulant continuellement.
A l’extérieur, l’orage grondait, comme si les éléments eux-mêmes se rangeaient du côté du fauve emprisonné.

La tempête se déchaina brutalement, sans prévenir, et ce n’est que lorsque je sentis les murs trembler sous mes pieds que je compris qu’elle n’était pas d’origine naturelle. Les hautes fenêtres de la tour volèrent en éclat, répandant leurs bris de verre dans toute la pièce. Plongée en plein cœur de la tourmente, j’en étais encore à essayer d’inclure ce qui se déroulait sous mon regard ébahi dans un processus logique quand, soudain, tout devint noir.

Lorsque je m’éveillai, ce fut avec l’impression que ma tête avait explosé. Je rassemblai tant bien que mal mes esprits, pour réaliser l’ampleur de la catastrophe. La pièce était dévastée, des débris jonchaient le sol et, ça et là, des taches d’origines diverses, provenant sans doute des nombreuses potions entreposées sur les étagères détruites, tachaient le plancher. Les conséquences de pareils dégâts seraient sans appel : c’en était fini de moi et de ma place de magicienne attitrée du roi.

Mécaniquement, je tournai la tête, grimaçant sous l’élancement qui saisit ma nuque raide. Dans la cage qui avait abrité la panthère, ne subsistait qu’un petit tas de matière carbonisée.

Je me relevai avec peine, vacillant sur mes jambes affaiblies tout en essayant de retrouver mes repères. Si mon environnement immédiat semblait n’être plus que ruines, la porte, elle, massive, avait tenu bon. La tour dans laquelle j’officiai étant isolée, je ne doutais pas que ma mésaventure ne soit pas encore revenue aux oreilles du souverain.  Cela, malheureusement, ne tarderait pas. Je pouvais sentir la magie résiduelle de l’attaque, puisque c’en était une, qui avait réduit les lieux à néant. Une attaque puissante, que je n’avais su prévenir.

Je m’apprêtai à franchir la porte, quand un éclair de douleur me traversa le crâne avec une telle intensité que je me retrouvai à genoux, les mains serrées contre les tempes, un hurlement inarticulé s’échappant de mes lèvres.

La douleur cessa aussi rapidement qu’elle était apparue, et d’étranges souvenirs s’emparèrent de mon esprit, imposant leurs images tirées d’un passé inconnu alors que des instincts primaires me poussaient à me redresser sur mes pattes pour fuir cet endroit. Mes pattes… C’est ainsi que je compris. L’esprit de la panthère, au lieu d’être simplement annihilé par le sort qui avait réduit son corps ensemble, s’était tourné vers l’unique refuge à portée. Ma psyché.

Elle n’avait pas de nom, mais le mien lui convenait. Il nous fallut du temps, énormément de temps, pour nous apprendre, nous comprendre, et enfin, atteindre la fusion que nous connaissons aujourd’hui.

Minuit.
Cette histoire comporte de nombreux trous, de nombreuses zones d’ombre, ainsi, vous l’avez remarqué…  Il est des choses que même les siècles passés ne permettent de conter. Il est des rappels  qui, bien que ternis par le temps, conservent dans l’esprit de celui ou celle qui les évoque leur fraicheur d’antan. Capables, malgré les années, d’invoquer peine, douleur, horreur, dans les pensées. Mes failles sont nombreuses, et plus encore mes fautes, mais s’il y a bien une chose dont je suis persuadée, c’est que rien n’est jamais définitif.


Entre vous et nous


• Pseudo : Guen'
• Âge : 25
• Comment avez-vous découvert le forum ? : Compte joueur de Murmure.
• Quelque chose à ajouter ? : Nada.


 
Rainy Day
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» ... It's just another rainy sunday afternoon. [PV Akathès]
» Gloomy rainy day.
» Unexpected rainy day – ft. Sarah (ended)
» Rainy Night △ feat Tao
» Rainy Blue • Libre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Morage ::  :: Validation :: Fiches validées-
Sauter vers: